Cette phrase revient souvent dans les discussions sur l'agriculture biologique et le commerce équitable mais est ce vraiment la réalité ? N'existe-t-il pas des solutions pour associer économies, écologie et justice sociale ?
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Il y a certainement - du
Il y a certainement - du moins c'est mon observation - un certain nombre de produits qu'on pourrait qualifier de "responsables" présentant un surcoût réel par rapport à leurs homologues classiques. Mais ce n'est pas vrai pour tous les produits ni pour tous les lieux (cf. le prix des produits "frais" à Monoprix, à comparer avec ceux des produits issus du marché, par exemple). D'autre part il faut comparer ce qui est vraiment comparable. Il est évident, sans même commencer à parler de qualité, que des produits issus de petits producteurs ne peuvent rivaliser avec les économies d'échelle réalisées par les gros de l'agro-industrie. Moi, j'essaie de soutenir au maximum les produits bio, locaux, équitables, mais j'avoue ne pas pouvoir m'approvisionner exclusivement auprès des bonnes sources, parce que je n'en ai pas les moyens. Mais je fais mon possible, en espérant que, progressivement, une "masse critique" soit atteinte et les rende effectivement accessibles au plus grand nombre. Enfin, tout n'est pas uniquement question de moyens financiers. Il ne faut pas négliger l'importance de l'information, de la sensibilisation et de la mise en réseau des consommateurs, autre moyen de parvenir à une vraie reprise en main par les citoyens de leurs propres modes de consommation et de production.
Jardins ouvriers
avec un peu de travail ça peut permettre d'avoir des légumes pour pas cher. Et on peut discuter avec ses voisins. Il faut les développer pour que l'accès soit plus facile
Je ne sais pas si je suis
Je ne sais pas si je suis riche mais quand je compare le ticket de caisse chez carrefour où biocoop, la différence n'est pas si énorme.
Ne pas compter sur les plus riches !
Oui les plus riches consomment de l'énergie en pagaille, mais non ils ne seront jamais les moteurs d'un changement de fonctionnement de la société. La plupart d'entre eux sont trop égoïstes pour ça : ce qui compte quand ils mangent bio ce n'est pas une meilleure rémunération pour le paysan (hypothèse circuit-court et pas agro-bio-industrie) ou un impact plus faible sur l'environnement (même hypothèse) mais plutôt limiter les risques pour leur santé.
Bon OK c'est un peu caricatural mais je ne crois pas être très loin de la réalité...
Oui c'est pour les riches et alors ?
Oui c'est pour les riches et alors ? Beaucoup de gens aisés roulent en 4*4 et consomment de l'énergie en pagaille. Alors pourquoi ne pas commencer le changement avec eux ? Ils ont les moyens de faire la transition. Ils pourront tirer le reste de la société vers de nouveaux comportements.
Ressourcerie, zone de gratuité, broc'échanges...
Si on parle de consommation responsable non alimentaire, il ne faut pas oublier d'utiliser des objets d'occasion et/ou usagés remis en état (notamment par des entreprises d'insertion) ou de faire du troc d'objets. ça coûte pas cher, ça permet de faire vivre les personnes qui récupèrent et relookent/retapent ces objets et ça n'abîme pas (trop) la planète...
Une filière économique locale non délocalisable à construire et à soutenir ?
Bonjour je ne suis pas sur
Bonjour
je ne suis pas sur que consommer responsable soit forcément plus cher. En achetant directement au producteur sur un marché ou en passant par une Amap on évite les intermédiaires que sont les grandes surfaces et les légumes de saison deviennent bien moins chers. J'ai le souvenir des tomates achetées l'été dernier sur le marché bio de Tullins l'été dernier : elles étaient à un prix ridiculement bas car la récolte du producteur avait été excellente, leur saveur était incomparable et ce producteur gagne mieux sa vie que ceux qui fournissent les grandes surfaces. Sans parler de l'impact sur les relations humaines (je trouve le marché bien plus convivial...) et sur l'environnement (les produits bio des grandes surfaces sont souvent plus chers et viennent de loin...). Pour les produits équitables, c'est un autre problème.
et en plus...
Aujourd'hui acheter un produit alimentaire en essayant d'être responsable demande des compétences en agronomie, en logistique, en climatologie, en économie... et en pharmacie car avec toutes les questions que l'on doit se poser, le mal de tête est assuré.
Tout a fait d'accord avec
Tout a fait d'accord avec vous, quand on gagne 800 euros par mois, être responsable c'est essayer de payer ses factures.